Hysteria #confusion

hyteria_confusion

 

Un texte con­fus dans le #7 d’Hysteria, “Confusion”.

http://www.hystericalfeminisms.com/periodicals/

Écrit entre octo­bre et décem­bre 2015.

Puis ///

Une deux­ième ver­sion, net­te­ment “moins” con­fuse, écrite entre mars et avril 2016 :

http://www.hystericalfeminisms.com/confusion-nihilisme-chaos/

ou ici :

http://mc.skafka.net/textes/MathiasClivaz_ConfusionNihilismeChaos_avril2016.pdf

@Heinenken fac­tory, Renens / Lausanne

screamscape

screamscape

co-laboration, d’abord de près

puis de loin

pour un jour­nal où les mots finis­sent détachés

de leur occasion

cela devient

un récit

sur le son

 

 

http://www.editions-clinamen.com

(juin-juillet 2015, paru­tion jan­vier 2016)

état des lieux

Un plateau des Zafi­maniry, un bol tibé­tain, un pan­tin sol­dat bar­i­olé qui s’agite avec une ficelle, une boîte au cha­peau de pois­son, un T en 3D avec motifs neu­ronaux, trois chablons à let­tres (bleu, rose et jaune), une pas­soire, une soix­an­taine de pièces de dif­férentes prove­nances, une cra­vate Corto Mal­tese, un bil­bo­quet inversé de Fin­lande, un sous-plat en liège découpé en forme de lune, de éti­quettes pour colis postaux, un mini-prisme kaléi­do­scopique vert émer­aude, un enneagone en tour­ma­line noire de Mada­gas­car, un presse-papiers en plomb taillé, un cal­en­drier ornithologique (2011), un bout de tissu tissé (bor­deaux et gris-blanc), un rouleau de papier auto­col­lant, pierre polie ovoïde verte et jaune à motifs, FB_IMG_1428087778834une boîte noire con­tenant un zippo et de l’essence à bri­quet, un yo-yo papil­lon noir, un rag de papier velours noir, turquoise et carmin, du raf­fia vio­let, rouge et vert, un petit morceau de corail blanc, une boîte arti­sanale en osier à lignes vertes con­tenant diverses graines, cail­loux, roches vol­caniques et une amulette alchim­ique, un emblème des baob­abs de Moron­dav, des lunettes 3D, un dou­ble couteau Zafi­maniry, les restes du tissu tissé, des lacets blancs et noirs, une amulette home-made de Jupiter et Shiva (pour l’action), diverses cordes de gui­tare, un disque lumineux ciné­tique, deux bracelets (dont un mal­gache), un sac de plas­tique rem­pli de cail­loux, coquil­lages, graines, bou­tons ; ban­des scotchées con­tenant des pétales, des pelures d’oignon et du tabac pressés, un rhinocéros en bois (orange) qui sourit, un ten­deur avec un cro­chet man­quant, un petit néces­saire de cou­ture dans une pochette à fleurs japon­isante, une fig­urine en plas­tique de Pluto cos­mo­naute, une minus­cule baleine triste en porce­laine, diverses roches vol­canique et un morceau de quartz, une barre en métal, un grelot sur un trom­bone, un cail­lou vio­let, un cail­lou en forme de rune, deux pelotes de fil (gris et bleu anthracite), un dessin (sur trans­par­ent rose) d’une femme cyc­lope nue avec des gros seins qui court, fin d’un rouleau de ficelle de chan­vre, de la ficelle de jute, une boîte d’aquarelle, deux petits bocaux, des enveloppes, une pierre décorée au stylo (anima sub­aqua­tique, datée du 05.12.07), un pull laine beige XXL tri­coté par grand-maman Yvette, une peluche souris rouge et motif à fleurs avec une seule oreille, une autre paire de lunettes 3D, une paire de gants en polaire gris sale, impres­sion d’une estampe japon­aise, une grande équerre en bois, un pan­talon en lin blanc, une baleine en palis­san­dre de Sainte-Marie, un t-shirt gris avec des petits vers blancs, une règle de 50cm, tirage encadré d’une pho­togra­phie inti­t­ulée « gon­dole con neb­bia », un soleil animé en bois peint, une chou­ette en porce­laine peinte avec des gros yeux et des fleurs, un petit bougeoir en bois gravé, une icône ortho­doxe sur bois représen­tant une Vierge à l’enfant, un com­pas lith­o­graphique en métal, un présente-livre en plas­tique trans­par­ent, un chat porte-bonheur chi­nois doré avec bras animé par une pile AA, icône ortho­doxe sur bois « Trinité » (signée Rou­blev XVe siè­cle) avec un accro­choir en cuir, de l’encens, une boîte à thé aux motifs roy­aux doré, vert pâle et carmin con­tenant une mon­tre à gous­set cassée avec les aigu­illes à nu, une ammonite, une pierre blanche ovoïde veinée de vert-gris, une pierre arc-en-ciel du Por­tu­gal, un morceau du vase brisé lors du cours du jeudi 7 avril 2011 « Le Temps, ce grand sculp­teur » de Yource­nar (cette inscrip­tion sur le morceau), une assi­ette en poterie avec le nom d’Allah venant de Cap­padoce, une petite boule tesla, un rétro­viseur, un livret en accordéon tibé­tain, une pierre turque con­tre le mau­vais œil, des boules de Qi Gong, une boîte en bois laqué rouge stradi­var­ius cel­tique, un tri­an­gle (instru­ment de musique), un scor­pion en métal taille réelle acheté dans une bou­tique à Paris, un porte-manteau en forme de H, deux branches de noisetier entor­tillées, une baguette de bois de sourcier rhinocéros en Y, une pierre sang polie veinée de blanc, deux objec­tifs pho­tographiques, un sac de coquil­lages récoltés sur une plage près de Tamatav, un coq étrusque, un dé à coudre en corne de zébu, une petite boîte hexag­o­nale en corne de zébu, un petit hibou en pierre tail­lée, une lampe à huile style lampe de génie en métal lourd, un bracelet de boulons, une stat­uette de Kali, uneART_6711 mini lampe de cein­ture, un cal­en­drier lunaire, un yo-yo jaune en plas­tique, un cin­tre vert en bois, une paire de lunettes 3D old style (bleu et rouge), une petite cuil­lère emmail­lotée de fils et dess­inée d’un œil et de sym­boles hin­dous, un arte­fact de type bracelet en métal pat­iné par l’âge d’origine incon­nue avec trois excrois­sances ressem­blant à des grelots, une boîte en osier sur le cou­ver­cle de laque­lle est couché un lézard en bois, une petite toupie en bois à haute tige, une poterie pour petite fleur de ma cou­sine Philo, une petite boîte en métal ronde gravée de motifs celtes et à cou­ver­cle vissé con­tenant une toute petite plume, une boîte en poterie mar­quée sur le côté « dried frog pills » et arbo­rant sur son cou­ver­cle une grenouille prête à sauter avec de gros yeux noirs, un panama, une pierre en deux fois cinq points entremêlés, une théière bleu doux sem­blable à un houka, un bâton de pluie, un cha­peau de magi­cien noir en étoiles, un agenda fait main allant du 10 mai 2010 au 18 sep­tem­bre 2011, un béret rond, une raque­tte de squash, un cadre d’ornement doré en métal habité d’une com­po­si­tion struc­turelle se déchi­rant autour de la phrase « le dormeur doit se réveiller », une mesure à lait en métal usé, une lampe métallique au design en T et à la lumière blanche, une tasse à rayure blanche et noire où se trouve enc­los dans une bulle le mot « whatever »,

Veux-tu ne pas m’épouser ?

Veux-tu ne pas m’épouser ? veux-tu par­tir ? par­tir par­tir par­tir par­tir par­tir par­tir par­tir par­tir par­tir par­tir par­tir par­tir par­tir par­tir par­tir par­tir parti pari tu causes dans ma lucarne, les petites lumières de ma folie tu les remues du bout de tes doigts, tu me fais grin­cer entre tes lèvres, jettes tes reins, boutes le feu à de l’alcool sur les grandes cuil­lères de nos aines, où je t’absorbe par grandes bouf­fées de ton tigre,

Rien de pas­sif dans l’être soumis. La soumis­sion n’est-elle donc qu’une forme d’activité ? Peut-on la détacher de l’idée que la soumis­sion est mau­vaise tant elle représente un vaincu ? Si l’on refuse les rap­ports de force,

Elle tombe, il tombe, et ne se cog­nent pas la tête, car s’ils ont eu la même idée au même moment, leur deux corps bougent de manière différente.